Actualités
Portraits de licencié·e·s #6 : Coralie Téry
Publiée le 15 novembre 2022
Ligue FFME Hauts-de-France
Pour inaugurer la saison 2022-2023, nous reprenons les portraits de bénévoles parmi les grimpeurs FFME des Hauts-de-France. Nous sommes allés à la rencontre de Coralie dans la Somme.
Bonjour Coralie, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Coralie Tery, j’ai 34 ans. Dans la vie civile je suis professeure de français et d’histoire des arts. Je suis licenciée au club Baie de Somme Escalade, situé à St Valery sur Somme. J’ai découvert l’escalade il y a 5 ans.
Quelques mots sur ton club ?
Baie de Somme Escalade a vu le jour en 2013, c’est un petit club familial. Il comporte une soixantaine de licenciés, de 6 à 66 ans. Après une baisse pendant la période COVID, nous sommes ravis de constater une hausse des inscriptions adultes cette rentrée.
Où se situe votre mur ?
Il est installé dans le gymnase du collège de la Baie de Somme. Il possède une cinquantaine de voies, cotées du 4a au 7c. Il est récent et structuré avec un dévers et un toit ce qui le rend polyvalent, permettant à la fois une pratique d’initiation pour les débutants mais également des challenges à destination des grimpeurs plus expérimentés.
Qu’est-ce qui t’a amenée à l’escalade ?
Au départ, je suis passionnée de montagne. Je grimpe depuis 5 ans et c’est vraiment devenu quelque chose de très important dans mon quotidien. Je me suis découvert une passion pour cette activité et m’y suis investie progressivement, en salle et également en extérieur avec des initiés car j’adore le rapport entre l’escalade et la nature. J’ai suivi la formation initiateur SAE en mars 2021. J’ai également validé le diplôme d’ouvreur il y a quelques mois. Et j’ai passé le passeport bleu en janvier dernier.
Qu’est-ce qui te plaît dans cette activité ?
Je trouve que c’est un sport très complet en ce sens qu’il demande de l’engagement individuel, pour se confronter au vide, mais aussi se dépasser pour réussir à sortir sa voie. Parfois cela demande de l’acharnement pour réussir un passage qui est difficile, mais quelle fierté quand on arrive à toper la voie! J’aime aussi partager ces efforts en groupe, il existe une véritable entraide entre grimpeurs avec un état d’esprit qui ne juge pas, mais encourage, conseille… En montagne je prends un plaisir immense à me lever quand il fait encore nuit pour commencer une ascension à la frontale, faire la marche d’approche puis attaquer les grandes voies et arriver au sommet en « mode mission ». Je pratique un peu l’alpinisme et adore être ainsi au contact de la nature.
Peux-tu nous préciser comment fonctionne le club ?
Le Bureau du club est composé de cinq personnes, je suis la secrétaire. Le club a accès au gymnase sur plusieurs créneaux tout au long de la semaine, selon les tranches d’âges et les niveaux des grimpeur (de débutants à autonomes). Ainsi, le lundi soir est dédié à l’entraînement/compétition, le mardi et le vendredi sont réservés aux enfants, puis aux adultes. Ponctuellement, il est également possible de venir le samedi après- midi.
Avez-vous déjà organisé des temps forts pour faire la promotion de l’escalade ?
Nous participons chaque année au forum des associations pour faire découvrir l’activité. Souvent les parents viennent pour inscrire leurs enfants, mais ils n’osent pas faire un essai pour eux-mêmes. C’est dommage car c’est vraiment un sport complet, et celles et ceux qui tentent l’expérience prennent rapidement plaisir et pratiquent ensuite régulièrement. Nous avons aussi organisé quelques séances adaptées pour initier des jeunes autistes à la grimpe.
Quel engagement, bravo !
Et nous formons une petite équipe, nous sommes toujours au moins deux encadrants sur chaque créneau. Spéciale dédicace pour l’engagement de notre président Gilles Damet qui est la pierre angulaire de la vie du club ! C’est d’ailleurs lui qui m’a appris à grimper.
En ce qui concerne l’encadrement, je trouve vraiment intéressant d’accompagner les pratiquants et de les voir progresser au fur et à mesure des séances, sur le plan physique, mais aussi et surtout mental et technique. La volonté et le goût de l’effort permettent, lorsqu’ils sont combinés avec l’aspect pratique, de se dépasser.
J’aime beaucoup aussi la confiance, l’entraide, les liens entre le grimpeur et l’assureur qui se tissent petit à petit. Nous organisons également des séances d’apprentissage des manipulations (relais, rappels…) en grandes voies. Notre club organise des sorties en falaises, notamment aux Andelys (Val-St- Martin dans l’Eure, Bisexto…) et de Fontainebleau. Nous aimerions pouvoir développer cet aspect davantage et proposer cette année un séjour de plusieurs jours peut-être en Bourgogne ou dans le Vaucluse. Nous avons un partenariat avec le club Vertical Eudois, également affilié FFME qui nous permet de favoriser les échanges.
As-tu un rôle lors des compétitions ?
Comme nous sommes un petit club et que nous sommes un peu éloignés géographiquement, il nous arrive de nous organiser avec le club d’Amiens Rivery pour accompagner nos grimpeurs qui participent aux compétitions départementales et régionales. Ainsi, Nathan Rouges est un jeune de chez nous qui a été qualifié aux championnats de France.
Quels sont tes projets ?
J’aimerais pouvoir réaliser la formation initiateur SNE. A moyen terme, je souhaiterais également passer le passeport violet.
Pour finir, as-tu un souvenir que tu aimerais nous partager ?
Difficile de faire un choix ! L’ascension de la Tour Termier, près du col du Galibier, reste un souvenir mémorable. Cet été j’ai également bivouaqué avec un ami dans l’Envers des Aiguilles, dans le massif du Mont Blanc. Le cadre, l’escalade en « trad » étaient merveilleux, même si le bruit des séracs qui s’éboulaient au loin n’était pas des plus rassurants !
Interview réalisée par Perrine Béal