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PORTRAITS DE LICENCIÉ-E-S # 23 : FABIEN METROT

Publiée le 12 août 2026

Escalade

Pour ce vingttroisième portrait de bénévole, nous avons rencontré Fabien Metrot, président du club Verticale Clermontoise. 

Bonjour Fabien, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Fabien Metrot, j’ai 48 ans et je suis président de la Verticale Clermontoise. Dans la vie, je suis professeur de mathématiques, dans un collège de l’Oise.

Pratiquez-vous personnellement l’escalade ? Si oui, depuis combien de temps ?

Oui, je pratique l’escalade depuis environ 8 à 10 ans. J’ai commencé par une première expérience à l’extérieur, à la montagne, avec un guide dans les Alpes.

Qu’est-ce qui vous a amené à créer le club et devenir président ?

À l’origine, je faisais du badminton. J’ai commencé le badminton à l’âge de 15 ans et j’ai fait beaucoup de compétitions à un bon niveau. Malheureusement, j’ai dû arrêter vers l’âge de 30 ans pour des problèmes de genoux. Donc, j’ai cherché différents sports puis, comme j’avais un passé plutôt compétiteur au badminton, ça m’a amené vers l’escalade. À la suite de cette première expérience à la montagne, j’ai cherché mais il n’y avait pas de club d’escalade à Clermont. Donc, j’ai intégré un autre club FFCAM à Cires-lès-Mello pendant 4-5 ans. C’est un village à 30 minutes de Clermont.

À l’occasion des Jeux Olympiques, il y a eu la création d’une super salle de sport pour le lycée Cassini, avec la création d’un mur d’escalade. Forcément, comme c’était à côté de chez moi, l’envie de créer un club m’est venue. J’ai donc cherché 2-3 personnes grâce à mes contacts, notamment ceux du badminton, puis on a créé le club ensemble il y a 3 ans. Petit à petit, ça s’est développé : on a eu 70 licenciés la première année, 170 la deuxième, et puis cette année on est 218.

Quelles sont vos missions ? 

Lors de la création du club, la première mission était de gérer toute la partie “structure” : mise en place de la structure, puis toute la gestion administrative.

Mais au-delà de mon rôle de président, j’ai aussi un rôle d’encadrant. Je prends en charge plusieurs créneaux dans la semaine. Pour l’instant, il faut savoir que le club ne possède que des bénévoles, il n’y a aucun salarié. Il y a aussi le rôle de juge, je passe des diplômes pour continuer à juger.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce rôle ?

Je retrouve ce que j’ai vécu au badminton beaucoup plus jeune. Parce que j’ai encadré très jeune, j’ai été président d’un club de badminton très jeune à Poitiers, et j’ai été juge-arbitre. Donc c’est toutes ces facettes-là, à la fois l’encadrement, le côté juge, mais aussi permettre à un club de se développer. Personnellement, j’aime bien la compétition, mais j’aime surtout emmener des jeunes en compétition.

Présentez-nous rapidement le club de Verticale Clermontoise.

C’est un club de 218 licenciés qui se développe plutôt vite, depuis 3 ans, avec une base solide d’encadrants bénévoles. Autour de moi, j’ai 7 à 9 encadrants bénévoles adultes. Ce qui est également super, c’est qu’on réussit à intégrer des jeunes dans l’encadrement, entre 17 et 20 ans. Cette année, ils ont même pris en charge un petit stage. Donc, c’est intéressant cette dynamique qu’on réussit à créer au niveau du club.

Quels sont les projets du club dans les prochaines années ?

On commence à évoquer la réflexion d’un salarié. Mais, c’est quelque chose qui demande beaucoup de temps. Pour l’instant, on s’est déjà développé localement, on a un bon rayonnement sur le territoire clermontois. Après, concernant les projets long terme autres que le salarié, nous n’en avons pas vraiment pour l’instant. On a connu une très forte phase de croissance, donc l’objectif va surtout être de stabiliser les fondations.

Quelle est la plus grande difficulté que vous avez rencontrée depuis la création du club ?

Au-delà de construire le club et de trouver du monde, je pense que la plus grosse difficulté c’est la recherche de partenaires. Nous, ça a été relativement simple parce que la communauté de communes nous a suivis dès le début. Que ce soit pour l’équipement en prises, l’équipement en cordes, le renouvellement des cordes, la mise à disposition de la salle… tout nous est facilité. Et je trouve que le fait d’avoir les partenaires institutionnels qui nous facilitent la chose, c’est un gros avantage.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’escalade de façon générale ? Quelle est la différence avec les autres sports ? 

Je dirais qu’il y a deux sports en un. Il y a le sport intérieur et la partie extérieure, qui sont complètement différentes, c’est notamment ça l’attrait de ce sport. On a une partie intérieure, plutôt « challenge » que je rapproche du badminton en termes d’entraînement et de compétition. C’est intéressant car ça se fait face à soi-même, il n’y a pas autant le rôle de l’adversaire que dans les autres sports.

Puis, c’est aussi un sport où on oublie tout. Quand on est à l’escalade, on est seulement concentré sur l’escalade, que ce soit en grimpe ou en assurage. Ça permet vraiment de se déconnecter de tout le reste. Ensuite, il y a la partie extérieure qui est vraiment la partie “plaisir”. C’est plus l’idée de se retrouver en groupe, avec la famille ou les amis, pour profiter de l’extérieur, de la nature. Et c’est presque deux sports différents.

Il y a aussi quelque chose qui m’a vraiment marqué en compétition, notamment sur les championnats régionaux. Dès qu’un grimpeur fait une performance au-delà des autres, peu importe son club, il est tout de suite encouragé. Et ça, on ne le voit pas dans d’autres sports.

Pour finir, auriez-vous un ou plusieurs souvenirs en lien avec l’escalade à nous partager ?

En intérieur, en compétition, rien ne m’a réellement marqué parce que je connaissais déjà le monde de la compétition. Mis à part le fait qu’on encourage tous la performance, peu importe le club. Il y a vraiment un esprit convivial en compétition, très particulier à l’escalade.

En extérieur, je me souviens de ma première grande voie, avec un guide à la montagne sur un monolithe de 90 mètres. Le fait d’arriver en haut, c’est quand même assez particulier. J’ai encore l’image en tête, parce que c’est assez marquant.

Interview réalisée par Marine Mignotte, dans le cadre de la valorisation de l’investissement bénévole. 

L’un de vos licenciés s’investit activement dans votre structure et voudrait participer à l’un de ces portraits ?